Validité et validation

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De façon générale, le concept de validité renvoie à la relation qui existe entre les éléments théoriques (modèles, définitions, concepts, hypothèses, etc.) et la réalité empirique supposée les représenter. Cette notion essentielle en psychologie scientifique (quelle est la validité de l'opérationnalisation que l'on propose ?) a été particulièrement étudiée en psychologie différentielle. Concernant les tests, si l'étude de la fidélité permet de répondre à la question : « le test mesure-t-il quelque chose ? », la validation d'un test suppose que l'on se pose une seconde question : « le test mesure-t-il ce qu'il est censé mesurer ? », ou encore « le test fournit-il bien l'information qui correspond à ce dont a besoin celui qui voudrait l'utiliser ? ».

La validité réfère donc à l'ensemble des éléments (preuves) qui nous assurent que l'interprétation des scores par les utilisateurs sera correcte. C'est un processus essentiel (fondamental) dans l'élaboration des tests.  La validité d'un test est sous la responsabilité du concepteur de test (qui doit fournir des preuves de validité) mais aussi de l'utilisateur du test (psychologue) qui doit s'assurer que l'usage qu'il fait du test correspond à celui indiqué par les concepteurs du test (AERA/APA/NCME, 2014).

Ce concept important a subit une évolution progressive dans la littérature scientifique.

Cette évolution traduit un passage de la prédiction/description à l'explication dans le sens où actuellement on considère que l'utilité, la pertinence et l'applicabilité d'une mesure ne peuvent pas être évaluées sans faire référence à une interprétation théorique des résultats. Les différentes méthodes de validation ne sont  pas des alternatives mais différents aspects du même problème : celui de la compréhension et de l'explication de la mesure. Chaque méthode de validation devient une preuve supplémentaire à apporter dans la validation d'un test.

Remarques