Le QI

Parent Previous Next

Le concept de test mental a été introduit en 1890 par le psychologue américain Raymond Bernard Cattell mais le premier test d'intelligence à été élaboré par Alfred Binet et Théodore Simon (Echelle métrique de l'intelligence) pour le ministère de l'Education nationale Français en 1906. L'objectif de ce test était de détecter les enfants en échec scolaire. La réussite aux différentes taches proposées (items) était typique d'un age de développement ce qui permettait, à partir des réponses de l'enfant, de calculer un age mental. C'est William  Stern qui introduit le terme et le calcul du QI (cf. ci-dessous). Depuis ces premiers travaux, les épreuves ont largement évoluées (en fonction des conceptions de l'intelligence des psychologues) et le terme de QI a pris des sens multiples. Les psychologues distinguent cependant assez classiquement le QI classique (QI de ratio) et le QI standard.


Le QI classique (ou QI de ratio)

Alfred BINET, auteur de la première échelle d'intelligence, proposait de mesurer l'intelligence en terme d'age mental (age de développement) avec des mesures typiques d'un âge donné. La mesure de l'âge mental, par comparaisons à l'âge réel,  était ainsi un indicateur d'avance ou de retard de développement et permettait potentiellement de comparer des variables différentes (en terme d'avance ou de retard de développement).

C'est William STERN en 1912 qui introduit la notion de QI. Sa proposition était simple, le QI était simplement le rapport de l'âge mental (AM) sur l'age réel (AR) multiplié par 100. C'est donc un pourcentage de "chemin parcouru" le long du "développement". Le QI classique (QIc) est un cas particulier de ce qu'on appelle maintenant les quotients de développement (QD).

LES Limites du QIc


Le QI Standard (QIS)

David WECHSLER va proposer (entre autre) d'abandonner le QIc et la notion d'age mental pour construire un test d'efficience intellectuelle. Le nouveau QI (QI standard) sera obtenu au travers d'épreuves variées verbales ou non verbales (inspirées initialement l'alpha test et du beta test destinés aux jeunes recrues américaines). Le score sur chacune des épreuves proposées par Wechsler est transformé en score standard (échelle normalisée en 19 classes de moyenne 10 et écart-type 3). Les notes standards sont ensuite additionnées et le score obtenu transformé en QI (calculé par groupe d'âge).

La transformation effectuée fait que la distribution reste normale, la moyenne du QIs est de 100 et l'écart-type de 15. Par ailleurs 50% des sujets ont entre 90 et 110 (quartile de la distribution des QI). Cette distribution est la même quel que soit le groupe d'âge. Le QIs est donc un étalonnage particulier. Le QIs devient l'indicateur d'un rang et non plus indicateur d'un niveau de développement. Il n'est plus un quotient même s'il en garde le nom !

AVANTAGE ET INCONVENIENT

(+) Rend comparable les QIs de tous les âges, puisque le QIs positionne une personne par rapport à ses pairs du même age. La distribution des QI est normale et la moyenne des QIs est toujours de 100 et l'écart-type de 15. Un QIs de 110 (un écart-probable au-dessus de la moyenne) signifie à tous les âges que 25% des personnes du même âge ont mieux réussi sur les tâches proposées. 68% des QIs se trouvent entre 85 et 115 et près de 95% entre 70 et 130.

(-) Le QI standard ne renseigne plus sur le retard ou l'avance de développement et n'est plus un quotient (le nom est totalement impropre).


Figure C.2 : Distribution des QI et fréquence entre différentes bornes.




Remarques :


QI Standard (s=15)

QI Cattell (s=24)

QI stanford-Binet (s=16)

130

76

108